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GTX One, enquête sur les pannes et les messages de la box

Par Kevin Sardou · · 9 min de lecture

GTX One, enquête sur les pannes et les messages de la box
Photo : dylan nolte / Unsplash

La box s’allume, la tête est neuve, le réservoir est plein, et pourtant rien ne chauffe. Un mot en capitales s’affiche à la place de la puissance, et la tentation est grande de racheter des résistances au hasard. Sur le GTX One de Vaporesso, ces messages ont pourtant un sens précis, fixé par la notice du fabricant. Encore faut-il savoir les lire, et distinguer ce qui vient de la tête, du réservoir ou de la batterie. Ce dossier remonte chaque symptôme jusqu’à sa cause.

Ce que l’écran du GTX One dit quand il refuse de chauffer

Quand le GTX One coupe, il l’écrit presque toujours. Chaque message désigne une protection précise, et la plupart renvoient à la tête ou à la connexion du réservoir, pas à une panne de la box.

CHECK ATOMIZER signale qu’aucun réservoir n’est détecté. SHORT ATOMIZER indique un court-circuit, LOW ATOMIZER une résistance trop basse et HIGH ATOMIZER une résistance trop haute. OVER TIME apparaît après une bouffée de plus de 10 secondes.

Deux messages concernent la batterie, LOW BATTERY et LOW POWER, et ils ne disent pas la même chose. Les pannes qui ne s’affichent pas (fuite, goût de brûlé, boutons qui ne répondent plus) relèvent d’autres gestes, détaillés plus bas.

Neuf protections dans la notice du GTX One, un message chacune

La notice multilingue livrée avec la box, dont une copie est publiée en ligne par un revendeur britannique, énumère neuf protections. Sept s’affichent à l’écran, deux agissent en silence pendant la charge.

Message affichéCe qui le déclenche selon la noticePremier geste
CHECK ATOMIZERaucun réservoir détectérevisser le réservoir et la base de la tête
SHORT ATOMIZERcourt-circuit détectédémonter la tête, contrôler le plot 510
LOW ATOMIZERrésistance extrêmement bassevérifier la valeur de la tête montée
HIGH ATOMIZERrésistance trop hautechanger de tête ou contrôler son contact
OVER TIMEbouffée de plus de 10 secondesrelâcher le bouton, reprendre plus court
LOW BATTERYtension trop basse pour démarrerrecharger
LOW POWERtension très basse pendant la boufféerecharger
(aucun)batterie pleine, tension USB excessivearrêt de la charge, changer de chargeur

Les messages de résistance et de connexion

Quatre messages sur sept concernent la tête ou son contact avec la box. CHECK ATOMIZER revient souvent après un changement de résistance, quand la base n’a pas été revissée à fond. Le mécanisme est le même que celui détaillé dans notre dossier sur le message no coil detected.

SHORT ATOMIZER suit une autre logique. La box mesure une valeur proche de zéro et refuse d’envoyer le courant, comme l’explique notre décryptage de l’erreur coil shorted. Une tête neuve n’est pas à l’abri, un défaut de fabrication suffit.

OVER TIME, la coupure des dix secondes

Ce message n’est pas une panne. La box arrête de chauffer quand le bouton reste enfoncé plus de 10 secondes, une sécurité que la notice recommande aussi comme limite d’usage. Un bouton qui reste coincé dans une poche, box allumée, produit le même affichage.

LOW BATTERY ou LOW POWER, deux messages de batterie pour deux moments

La batterie intégrée de 2000 mAh se protège de deux façons, et la notice les distingue par deux mots différents. LOW BATTERY s’affiche quand la tension est trop basse pour lancer une bouffée, la box refuse alors de démarrer.

LOW POWER intervient pendant la bouffée, quand la tension chute très bas en cours de chauffe. Ce second message apparaît donc sur une batterie qui permettait encore de démarrer. Dans les deux cas, la seule réponse est la recharge, par le port USB-C, sous 5 V et 2 A.

Côté charge, la box coupe d’elle-même une fois pleine, et s’interrompt si le chargeur envoie une tension supérieure à celle prévue. Une charge qui ne démarre pas avec un adaptateur rapide mérite donc un essai avec un chargeur USB standard.

Une box qui lit de 0,15 à 5 ohms, un Tank 18 plus exigeant

La fiche technique de la notice annonce une plage de résistance de 0,15 à 5 ohms pour la box du GTX One. Sur le papier, une tête GTX de 0,15 ohm ne déclenche donc aucun message.

Le réservoir livré dans le kit, le GTX Tank 18, ne suit pas cette plage. Deux revendeurs, l’un français et l’autre britannique, écartent les têtes GTX de 0,2 et 0,3 ohm de ce réservoir, et le second y ajoute la 0,15 ohm. Ces valeurs demandent de 32 à 75 W selon le revendeur britannique, alors que la box plafonne à 40 W. Une tête basse qui chauffe sans message n’est donc pas pour autant une tête adaptée.

Le kit est livré avec une 0,8 ohm montée (12 à 20 W selon la notice) et une 1,2 ohm (7 à 11 W). Le Tank 18 contient 3 ml en version standard et 2 ml en version TPD. En France, la directive européenne 2014/40/UE limite à 2 ml la contenance des réservoirs, et la notice prévoit un tube de verre de 2 ml dans les deux versions du coffret.

Les pannes du GTX One qui ne s’affichent pas

Certaines pannes ne laissent aucune trace à l’écran. Elles viennent le plus souvent d’une manipulation, et trois cas reviennent plus que les autres.

Les boutons de réglage ne répondent plus

Trois pressions sur le bouton principal verrouillent ou déverrouillent les boutons « + » et « - ». Une triple pression involontaire suffit à figer la puissance, sans qu’aucune panne ne soit en cause. Cinq pressions en 2 secondes, elles, allument ou éteignent la box.

Un goût de brûlé sur une tête neuve

La notice demande d’attendre 5 minutes après le remplissage, le temps que le liquide imbibe le coton. Un revendeur conseille en plus de déposer 4 à 5 gouttes au centre de la tête avant de la monter. Une bouffée tirée trop tôt, à pleine puissance, suffit à marquer le coton. Le même revendeur conseille aussi un liquide à 50 % de VG au plus, un liquide trop épais imbibant mal la mèche.

Du liquide sous la bague d’air

Le Tank 18 prend l’air par une bague placée en bas du réservoir, et c’est par là qu’un liquide égaré finit par sortir. Une base de tête mal revissée après un changement de résistance ouvre souvent ce chemin. Le coffret prévoit quatre joints toriques de rechange, à poser quand un joint d’origine est pincé ou fendu.

Ce que le GTX One Pro change au diagnostic

Le GTX One Pro porte le même nom de gamme, mais ses commandes ne répondent pas de la même façon. Un réflexe juste sur le premier modèle peut induire en erreur sur le second.

Sur la fiche du fabricant, trois clics ouvrent le menu du Pro, alors qu’ils verrouillent les boutons sur le GTX One. Le verrouillage passe sur un bouton LOCK dédié, un bouton à glissière selon deux revendeurs. La batterie monte à 3000 mAh, l’écran OLED à 0,87 pouce, et la puissance reste plafonnée à 40 W.

Le réservoir change aussi. Le XTank T accepte les têtes GTX de 0,4 à 1,2 ohm listées par le fabricant, et le mode Smart ne reconnaît que les têtes GTX, selon deux revendeurs. La fiche du Pro ne détaille en revanche aucune protection. Seuls la coupure à 10 secondes et le message CHECK ATOMIZER se retrouvent dans la notice publiée par un revendeur.

FAQ

Les questions qui reviennent une fois la box remise en marche, sur son réglage, sa charge et son entretien.

Comment remettre le GTX One à zéro ?

Une pression simultanée sur « + » et « - » ouvre le menu système. L’option DEFAULT, confirmée par YES puis par le bouton principal, rétablit les réglages d’usine. Elle sert quand un réglage oublié, le mode VV à la place du VW par exemple, change le rendu sans raison apparente.

Pourquoi l’écran du GTX One s’affiche à l’envers ?

La box permet de retourner l’affichage de 180 degrés, par une pression simultanée sur le bouton principal et sur « + ». Cette combinaison se déclenche parfois par erreur. Il suffit de la refaire pour remettre l’écran dans le bon sens.

Que faire d’une box GTX One hors d’usage ?

Elle ne va pas avec les ordures ménagères. La notice demande de déposer l’appareil dans un point de collecte des équipements électriques et électroniques, et sa batterie dans un point de collecte des piles et batteries usagées.

À quelle température utiliser et ranger le GTX One ?

La notice recommande une utilisation entre -10 et 60 °C et un rangement entre -10 et 45 °C. Elle déconseille aussi l’exposition directe au soleil, à l’humidité et à la poussière. Une box oubliée sur un tableau de bord en été sort de ces plages.

Peut-on réparer soi-même une box GTX One ?

Le fabricant le déconseille. Sa notice réserve la réparation à Vaporesso, en raison des risques de dommages et de blessures. Le coffret contient une carte de garantie, à conserver pour toute demande.

Dépanner un GTX One en lisant d’abord son écran

Le bon ordre tient en peu de gestes. Lire le message, le relier à sa protection, puis agir sur la tête, le réservoir ou la batterie avant d’envisager une panne de la box. Les pannes muettes se règlent le plus souvent par un déverrouillage, un amorçage plus patient ou un liquide plus fluide.

Le GTX One illustre une règle valable pour toute box à écran, dont notre dossier sur les quatre architectures d’atomiseur aide à choisir ce qui se visse dessus. La notice d’un appareil reste sa première fiche de diagnostic, et un message lu correctement épargne bien des têtes jetées pour rien.

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Cet article a une vocation strictement éditoriale et informative. Il s’adresse à un public de vapoteurs majeurs et ne constitue ni une recommandation d’achat ni un avis médical. Les produits du vapotage peuvent contenir de la nicotine, une substance qui crée une dépendance.